Le Trégor du 6 octobre 2011


pour agrandir cliquer sur l'image


Communiqué de Serge Tilly, vice président du comité de l’ANACR de Lannion.

Les textes retirés par la rédaction du Trégor lors de sa parution le 6 octobre 2011 sont en caractères bleu et gras.

Le petit f ls d’Anatole de Carcaradec auquel Le Trégor a offert une large tribune le 15 septembre a déversé sa haine contre les membres du Parti Communiste Français, assimilant l'ANACR au PCF. Rien de surprenant : lorsqu'on est à court d'arguments et qu’on refuse la discussion sur les faits, il est bien facile de recourir à la théorie du complot et dénoncer une prétendue manipulation politique. Qu'il aille consulter les Archives départementales de Saint-Brieuc, alors il aura la décence de se taire sur le passé de son grand-père.
En cette affaire, l’ANACR a eu pour seul but de rétablir la vérité historique, sans haine pour la famille de Carcaradec (tout le monde reconnaît que Hervé et Yves, le père et l'oncle de Gérald, furent des hommes appréciés). Notre association de par ses statuts est apolitique. S’y côtoient toutes les sensibilités politiques, à l’exclusion des personnes propageant des idées négationnistes, racistes et xénophobes. Il y a quelques années parmi nos adhérents se retrouvaient le communiste Henri Rol Tanguy et les gaullistes Jacques Chaban-Delmas, Yves Guéna … sans que cela pose problème. S’y côtoient encore en 2011 des personnalités politiques de tous bords, ainsi Pierre Sudreau, ancien ministre du général de Gaulle. C’est cette diversité qui fait la richesse de notre association.
Monsieur Gérald de Carcaradec a trouvé indécent que je remette à Monsieur le maire de Lannion la pétition des dix signataires du monde de la Résistance lors de la cérémonie de Servel le 7 août. En juin, l'ANACR avait demandé un rendez vous en mairie : il fallait pour l'obtenir attendre trois mois ; il était donc légitime et urgent de tenir Monsieur le Maire informé de la honte que serait pour une municipalité de gauche d’honorer par un nom de rue un partisan de la collaboration. L'indécence est plutôt de sa part de continuer à nier l'évidence : qu'il consulte seulement la délibération du conseil municipal de Buhulien en date du 8 mars 1942, délibération signée par son grand-père. Il y apprendra que ce dernier demandait au conseil municipal d'acheter une médaille à l'effigie de « notre grand chef d'Etat le maréchal Pétain ». Le 8 mars 1942, les lois anti juives étaient votées, il ne pouvait l'ignorer, des résistants étaient fusillés, dont deux de Lannion…
Monsieur Gérald de Carcaradec prend pour référence de la Résistance à Lannion un certain François Tassel : ce personnage très controversé dans le monde de la Résistance, profitant de la disparition de certains pour occuper le terrain médiatique alors qu’avant beaucoup ignoraient jusqu’à son nom, a produit récemment un opuscule qui a suscité l’indignation de nombreux résistants authentiques par ses contre vérités et approximations. Il est, on en conviendra, pour le moins étrange de voir un résistant venir défendre un maire pétainiste…
Enfin, pour témoigner de son souci de l’intérêt pour la ville de Lannion, le petit-fils d’Anatole de Carcaradec cite les terrains qu’il a vendus pour différentes réalisations. À lire de tels propos, qui laisseraient à supposer que vente et dons se confondent, on est tenté de se demander quelles sommes lui ont rapporté ces transactions.
Il ne partage visiblement pas les mêmes valeurs que mon père, décédé il y a quelques jours, mon père qui s'est dévoué toute sa vie pour aider les autres et cela bénévolement, dans le pur esprit de la Résistance que nous aurions honte de voir trahir.